Souveraineté alimentaire

Du développement rural à la souverainté alimentaire

Depuis de nombreuses années, la FGC soutient des projets dans le domaine du développement rural, de la sécurité et de la souveraineté alimentaire. A travers le temps plusieurs dynamiques ont été menées dans ce sens:

Un premier forum sur ce thème avait été organisé en 2004 - voir le rapport. Puis un groupe de travail s'est mis sur pied pour organiser le 3e Carrefour genevois de la solidarité portant sur ce même thème.

Une dynamique de capitalisation des expériences

En Amérique Latine

Une étude portant sur la souveraineté alimentaire en Amérique latine a été réalisée dans ce cadre, téléchargez ici la version française résumée de cette étude. La version espagnole de l'étude (VO) est aussi disponible pour le téléchargement ici

En Afrique

Dès 2012 un nouveau groupe de travail sur la souveraineté alimentaire s'est formé pour travailler à la réalisation d'un deuxième volet de cette étude, focalisée sur l'Afrique et plus particulièrement en Afrique de l' Ouest, dans la région des Grands Lacs et Centrale.

Les organisations de la FGC et leurs partenaires au Sénégal, au Burundi et au Cameroun ont mené ensemble une démarche de capitalisation et de partage d’expérience. Ceci à travers des  enquêtes et des ateliers d’échanges en Suisse et dans les régions identifiées. Elles ont recensé les expériences issues de leurs projets pour en tirer des enseignements et de les partager.

Un outil tourné vers la pratique

Depuis septembre 2016 les résultats de la  de capitalisation en Afrique sont disponible via la brochure: «Les familles paysannes sèment l’avenir. La souveraineté alimentaire en Afrique : expériences de terrain et nouveaux enjeux de la coopération».
Partager la terre, cultiver, s’organiser et se mobiliser: la publication traite de ces enjeux de la souveraineté alimentaire et propose des outils concrets pour les projets. Ceci à travers 20 fiches d’expériences, par exemple sur l’agroécologie, la lutte pour le droit des paysans, le développement de fermes-écoles ou d’un journal qui parle aux paysans. La plateforme veut inciter les organisations du Sud et du Nord à se questionner, et prendre de la hauteur sur leurs pratiques diffuser les enjeux de la souveraineté alimentaire et à tous de pouvoir s’inspirer des expériences des autres.

Aujourd'hui, le groupe poursuit ses activités au sein de la FGC avec une nouvelle dynamique et accueille de nouvelles associations de la FGC qui souhaitent s'y joindre.

La plateforme a développé son propre site web afin d'y partager les fiches et outils issus de la publication et favorsier les échanges et le partage d'informations et actualités sur la thématique de la souveraineté alimentaire : 

Pour aller plus loin:

- Aller vers la page de la Plateforme souveraineté alimentaire:  ici

- Commander la version imprimée de la publication et contacter les membres de la plateforme : info@souverainetealimentaire.org

Les ONG qui font partie de la plateforme dédiée à la souveraineté alimentaire : l’Association Suisse-Cameroun, le Centre Europe-Tiers Monde (CETIM), Food for the Hungry Suisse (FH), Fondation RAFAD, le Groupe de réalisations et d’accompagnement pour le développement (GRAD’s), Genève Tiers-Monde (GETM), Graine de Baobab,  Innovations et réseaux pour le développement (IRED), les Jardins de Cocagne Solidarité Nord-Sud, le Service Coopération Développement (SeCoDév), Swissaid Genève, Terre des Hommes Suisse, Tourism for Help et Uniterre.

 

Par cette déclaration, la FGC et ses associations membres s’engagent à promouvoir huit principes dans leurs activités et projets:

> donner la priorité à l’agriculture familiale et à la production agricole locale ;

> reconnaître les droits des paysan·ne·s et des autres personnes travaillant dans les zones rurales ;

> reconnaître le droit d’accès aux ressources naturelles, en particulier à la terre, à l’eau et aux semences ;

> soutenir la participation des populations à la définition des politiques agricoles ;

> donner la priorité aux pratiques agroécologiques ;

> promouvoir des prix agricoles tenant compte des coûts de production ;

> promouvoir le plaidoyer en faveur d’un commerce international plus équitable ;

> soutenir l’accès universel à une alimentation saine et diversifiée.

La Déclaration s’inscrit dans les ODD, en particulier l’ODD 1 (Pas de pauvreté), l’ODD 2 (Faim zéro), l’ODD 12 (Consommation et production et responsables), l’ODD 13 (Lutte contre les changements climatiques) et l’ODD 15 (Vie terrestre), la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et la définition de la souveraineté alimentaire figurant dans la publication Les familles paysannes sèment l’avenir (FGC/ PSA Genève 2016).

Son texte intégral est disponible ci-dessous.