Covid-19: la solidarité internationale plus importante que jamais

Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, depuis que des mesures de confinement ont été prises en Suisse comme dans de nombreux pays d'intervention des organisations membres de la FGC, depuis que les premiers cas ont été détectés en Afrique, en Amérique latine et en Asie, la coopération au dévelopement affronte d'importants défis pour pouvoir poursuivre sa mission.

Inégalités sociales

Dans les pays du Sud, l’application des recommandations sanitaires pour faire barrage au virus met particulièrement en évidence les inégalités sociales. Comment tenir la distance interpersonnelle recommandée dans une favela ou un quartier populaire d'une grande ville africaine? Comment se laver les mains alors qu’on manque d’eau et de savon ? Rester confiné à domicile quand on n’a pas de toit ou quand on travaille dans le secteur informel, en gagnant au jour le jour de quoi nourrir sa famille? Comment se faire soigner alors que les équipements hospitaliers font défaut et sont difficiles d’accès ?

Tout ceci met en exergue l'impérieuse nécessité des projets de coopération, qui contribuent à des changements structurels, qu'ils soient économiques, sociaux ou sociétaux. 

 

Difficile de rester confiné dans les quartiers défavorisés
où manque l'eau courante, comme ici à l'est de Lima. ©Catherine Dubouloz Chantre

 

Impact du covid-19

Partout dans le monde, les prescriptions sanitaires rendent plus difficiles les procédures, le suivi, les prises de décision et donc l'avancée des projets sur le terrain.

Le Secrétariat de la FGC est conscient de l’impact considérable de la situation actuelle sur la réalisation des projets: sa préoccupation est de trouver des solutions adéquates au cas par cas, sur la base de propositions issues des OM et de leurs partenaires de terrain. Un courrier en ce sens adressé aux OM a apporté dès le 23 mars des éléments de réponse sur le suivi des projets financés par la FGC durant cette période difficile.

 

Témoignes des ONG

S'agissant de la situation sur le terrain, certaines ONG ont commencé à faire remonter des témoignages sur leurs sites:

> Helvetas a mis en ligne les points de vue d'employé·e·s au Myanmar, au Burkina Faso et au Pérou. Ils expliquent comment les habitant·e·s de ces pays vivent et se protègent de l'épidémie.

> Solidar explique dans une interview les spécificités de la situation en Afrique.

> Swissaid met notamment en avant la vulnérabilité des populations au Tchad, en Équateur, en Colombie.

 

 

 Des femmes vendant leurs produits au marché, à Allada, au Bénin. ©David Wagnières

 

Dans les médias

Dans les médias, Le Courrier a déjà consacré plusieurs articles à ces questions:

> Chamboulée par le Covid-19, la solidarité internationale se réorganise pour soutenir les plus vulnérables

> Le coronavirus oblige les acteurs de l'aide au développement à revoir leurs projets

> La RTS a proposé un sujet sur l'Afrique et une interview de Didier Péclard, directeur du Master en études africaines au Global Studies Intitute de l'Université de Genève (à partir de la minute 18.25).

> Le site Jeune Afrique a mis en ligne une carte interactive avec les données concernant l'évolution de la pandémie en Afrique

> Le Club suisse de la presse a organisé un débat avec notament Thomas Gass, vice-directeur à la DDC: «Dans le Sud, le pire est à venir: quelle solidarité avec le Nord?»

 

Comment la coopération s'organise?

> La DDC participe à la lutte contre la crise mondiale liée au Covid-19 en apportant un soutien financier et en effectuant des livraisons de matériel médical. Elle a également ajusté ses programmes. Lire le communiqué ici.

> «A crise mondiale, solidarité globale» : l'article d'analyse d'Alliance Sud.

 

Un marché à Cotonou, au Bénin, haut-lieu de l'économie informelle. ©David Wagnières