Coopération internationale: le Conseil national suit la proposition du Conseil fédéral

Communiqué de presse du 2 juin 2016

 

Le Conseil national a débattu longuement ce matin sur le message 2017-2020 concernant la coopération
internationale. C'est finalement la proposition du Conseil fédéral, ratifiée récemment par la commission de
politique extérieure (CPE-N), d'allouer 0,48% du revenu national brut pour la coopération internationale qui a été
votée à 63%.

Un recul par rapport à ces deux dernières années


La matinée a été longue au Parlement. Différents scénarios ont plané sur le sort de la coopération suisse. Il
y avait une proposition de la commission des finances de redescendre à 0,4%, celle d’un recul de l’aide à
0,48%, mais aussi une proposition par étapes qui visait le 0,6% pour la fin du message 2021-2024 et 0,7% en
2028, conformément à l'objectif que s'est donnée la Suisse.
Finalement, le Parlement a choisi de suivre l’avis du Conseil Fédéral et de la Commission de politique
extérieure du Parlement et de trancher en optant pour la voie médiane du 0,48%. Le pire a donc été évité,
mais le vote de ce jour implique que la Suisse passera de 0,5% en 2015 à 0,48% au mieux lors des
prochaines années concernées par ce message. Cette réduction de 0,02% représente tout de même 150
millions de francs suisses.


L'aide suisse ne sera pas conditionnée


Lors du débat, plusieurs interventions ont aussi plaidé pour davantage de conditions pour l'aide de la Suisse.
Des parlementaires ont proposé que tous les coûts liés à la gestion de l'asile et de la migration soient
chargés au budget de la coopération internationale. D'autres ont proposé que l'aide soit allouée en priorité
aux pays disposant d'accords de réadmission avec la Suisse. Ces propositions ont toutes été rejetées.
Néanmoins, il faut tout de même saluer le fait que de nombreux parlementaires ont défendu la valeur du
travail réalisé par la coopération.


Un plaidoyer pour la cohérence

Le Conseiller fédéral Burkhalter a souligné l'importance de la politique extérieure suisse et rappelé que la
solidarité profite aussi à notre pays en contribuant à améliorer sa sécurité: "Le message sur la coopération
internationale qui regroupe les domaines touchant à l'aide humanitaire, la coopération au développement, la
promotion de la paix sont un ensemble cohérent qui permet d'augmenter la force de frappe de la politique
extérieure suisse", selon le conseiller fédéral Burkhalter.


Prochaine étape: discussion au Conseil des Etats

Lors de la prochaine séance d'automne, le Conseil des Etats se prononcera à son tour sur ces mêmes
crédits cadres. La Fédération genevoise de coopération enjoint donc les élu-e-s à soutenir une politique de
coopération forte et dans la droite ligne des engagement pris par notre pays aux Nations Unies en 2015 en
faveur du 0,7%.


Genève, le 2 juin 2016